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L'échec & l'abandon scolaire en Communauté française de Belgique

L'enseignement secondaire dans la partie francophone de la Belgique se caractérise par :
25%  d'échec scolaire  par an
30% d'abandon scolaire de 14 à 17 ans (de la 3° à la  6° année du secondaire)
Un système d'évaluation sélective

25% par an des élèves en échec scolaire dont 2/3 redoublent et 1/3 sont réorientés
Source = Parlement de la Communauté française de Belgique : chiffres provenant des rapports d'activités des écoles en 1999-2000  dans l'enseignement secondaire de la 2° à la 6°année (élèves de 12 à 17 ans s'ils n'ont pas de retard).

Dans les 2 tableaux ci-dessous vous trouverez les taux d'échecs (réorientation forcée + redoublement) et taux de redoublement
Taux de redoublement et de réorientation par section (générale, technique de transition, technique de qualification, professionnelle)
Vous remarquerez les taux particulièrement élevés de redoublement en 5° année technique de transition et de qualification (28%  et 29%) et en 3° année professionnelle (30%).  Une atmosphère de concours permanent. Seule la dernière année de la section générale a un taux d'échec relativement normal.
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30% d'abandon d'élèves entre la 3° et 6° année du secondaire

Source : Avis n°80, annexe 3, du Conseil de l'Education et de la Formation (page 32)

Ceci nous place parmis les plus mauvais chiffres de l'U.E.

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Une évaluation sélective

Exemple d'une évaluation sélective ou 44% des élèves sont en échec.
  40% des élèves de la classe sont en échec !
.Ce mode d'évaluation est habituel dans les écoles belges francophones.  La figure provient d'un modèle d'évaluation (page 19 du fichier)  préconisé par un service de pédagogie en histoire d'une université belge à l'intention des professeurs d'histoire.  
On remarquera de suite le nombre d'élèves en échec (13 dans ce cas-ci) ce qui ne permet pas au professeur de prendre en charge les élèves, trop nombreux, en difficulté.  Les 3 élèves les plus faibles seront vraisemblablement "largués" par le professeur et redoubleront très probablement.  Vous trouverez la réaction de l'auteur du graphique sur notre forum.
Ce sont les élèves belges qui prennent seuls en charge leurs échecs, le professeur étant déresponsabilisé. Il semble difficile pour les professeurs belges de considérer qu'on peut évaluer sans mettre en échec.  
La répétition de ce type d'évaluation (dans le sens d'un taux élevé d'échecs), explique pourquoi le taux d'abandon est si élevé en Belgique et permet de comprendre que la majorité des élèves sont mis en permanence dans une situation d'instabilité.

  • Notre dossier sur l'échec scolaire dans l'enseignement secondaire en Communauté française de Belgique :
  • Les chiffres détaillés des réussites et échecs décidés dans les conseils de classe du secondaire (12-18 ans et +)
  • Avis du délégué général aux droits de l'enfant sur l'échec scolaire en Belgique francophone : fichier acrobat

  • Les échecs s'expliquent-ils par une baisse de niveau des élèves actuels ?
    L'effet Flynn ou l'augmentation constante du Quotient Intellectuel des jeunes depuis 50 ans et ses dernières années prouve le contraire.  
Effet Flynn ou augmentation du QI en fonction du temps








  • Etude sur l'abandon scolaire dans l'enseignement secondaire du Conseil de l'Education et de la Formation.  Voir page 32 du fichier acrobat (822 Ko) : avis n°80

  • Le législation pousse les nombreux jeunes majeurs de 18 ans n'ayant pas finis leur scolarité dans le secondaire (40% de la population scolaire en 5° et 6° secondaire) à l'abandon. Etude de la médiation scolaire communale de Saint-Gilles.  fichier acrobat (542Ko)

  • Structure de l'enseignement secondaire en Belgique francophone : fichier acrobat






















  • La constante macabre. Math'Adore. André Antibi, professeur à l'Université de Toulouse dénonce une évaluation basée sur la sélection.
    Interview d'André Antibi
    .

  • En Finlande, TOUS les élèves réussissent et le soutien des élèves en difficultés est une obligation légale.
    Une interview de Claude Anttila, ancienne directrice d'une école en Finlande.

  • Un exemple d'évaluation non sélective que nous appellerons "évaluation descriptive" : les résultats au bac finlandais (ylioppilastutkinto).

  • En Suède, les notes n'existent qu'à partir de la 8° année (4° collège [F], 2° sec [B]) et on ne note pas les échecs avant le lycée[F] ou le secondaire supérieur [B].

  • En Flandre (Belgique néerlandophone), le bulletin permet de situer l'enfant par rapport à sa classe.



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